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- la PIÉRIDE
du CHOU !
- (Pieris brassicae,
Lépidoptère Pieridae)
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- Les parasites ! .... mieux
que les insecticides !
-
- Au pays des bestioles, la vie est bien
loin d'être "un long fleuve tranquille" ... et ce n'est pas
Dame Nature qui dira le contraire ! Par-delà les
prédateurs en tous genres, il faut en effet compter avec
d'innombrables parasites, les uns en quelque sorte "multicartes",
là où d'autres officient en "exclu". Selon
les circonstances ils peuvent être utiles ou nuisibles, et
comme vous le verrez la Piéride du chou en est un bon
exemple .... d'où une "page entomo" à rallonges
!
-
- L'Apanteles
!
-
- L'Apanteles glomeratus, ou Microgaster
(ci-dessous abondamment illustré), est un minuscule
Hyménoptère Braconidae, voisin des Ichneumons. Il a
la particularité d'être "programmé" pour
parasiter les chenilles, et plus particulièrement celles de
la Piéride du chou. Son efficience est telle qu'il peut
anéantir les plus fortes pullulations.
-
- La femelle du parasite s'attaque aux
très jeunes chenilles, et tarière aidant (elle se
dévagine le moment venu) le tégument est
perforé, et les oeufs déposés au sein
même de l'hôte. Les larves du parasite, en moyenne 20
à 30 par chenille, se développent d'abord aux
dépens de l'hémolymphe, c.a.d. du "sang" , puis des
corps dits gras.
-
- Les larves parasites évoluent en
même temps que la chenille, cette dernière conservant
un comportement tout à fait normal, à telle enseigne
que rien ne distingue une chenille parasitée d'une qui ne
l'est pas. La grande prolificité de cet Apanteles fait que
de très nombreuses chenilles sont ainsi parasitées
par une même femelle.
-
- C'est seulement au moment de la nymphose
que le pot aux roses, si l'on peut dire, se découvre. De
fait les larves du parasite, elles mêmes arrivées
à terme, se frayent un passage au travers des
téguments de la chenille, et "coconnent" dans la
foulée. La chenille, en quelque sorte exsangue, est
évidemment condamnée et sa dépouille reste le
plus souvent au contact des cocons, comme ci-dessous.
-
- Vous noterez que les cocons sont
typiquement jaunes chez A. glomeratus, ce qui les rend
aisément identifiables. A noter encore qu'il existe une
quarantaine d'espèces d'Apanteles, plus ou moins
spécialisées, comme l'est glomeratus. A noter enfin
que la présence conjointe de la chenille et des cocons fait
que ces derniers sont souvent appelés "oeufs de chenilles".
Bien entendu il n'en est rien, mais qui peut se targuer de tout
connaître, ou de n'avoir jamais été
abusé par les apparences !
-
- Pour illustrer l'efficacité de ce
parasite, et du parasitisme en général, j'avais
récolté et élevé une petite centaine
de chenilles, et j'ai vu le moment où je n'allais pas
obtenir une seule chrysalide. C'était lors de la
première mouture de cette page, et cette année
là "mon" champ de choux tenait de la dentelle tant les
chenilles étaient nombreuses, et bien entendu les parasites
s'en étaient donnés à coeur joie.
-
- Fort heureusement il est toujours
quelques chenilles pour échapper au "génocide", et
par ailleurs les papillons migrants ont évidemment
tôt fait de réinvestir la place, ce qui explique en
partie la pérennité de l'espèce, car nous
verrons qu'il est d'autres raisons.
-
-

- à gauche: aspect
classique des cocons d'Apanteles glomeratus sur chenille de la
Piéride du chou.
- au centre et à
droite: détail des cocons.
-
-

- Aspect "in situ" des chenilles
parasitées ... et des parasites "encoconnés"
!
-
-

- Les cocons sont tissés
sitôt la sortie des larves, et les filières vont bon
train puisque entre le premier et le dernier cliché18
minutes se sont écoulées.
- Il arrive que le tissage se
fasse du "bout des filières", si je puis dire, ou qu'il
soit carrément différé de plusieurs heures. A
priori le fait est rare,
- et pour l'heure je n'ai pas
d'explications à proposer .... du moins qui "tiennent la
route" ! Affaire à suivre !
-
-

- Les films d'horreur n'ont rien
inventé !
- Pour preuve, la sortie des
larves d'Apanteles par "effraction", autrement dit par perforation
des téguments de la chenille !
- à gauche: les
premières larves, à droite: parées
pour un "coconnage" ... que je n'ai pu photographier ! ... sorry
!
-
-

- Larves d'Apanteles ... au sortir
de la chenille !
-
-

- de gauche
à droite: 1)- larve en pré-nymphose; 2)-
nymphe "fraîche";
- 3 & 4)- nymphes
prêtes à éclore; 5)- pas bien gros,
mais terriblement efficaces !
-
-

- Apanteles glomeratus sur le vif
.... ensembles et détails !
- à droite: la
conquête d'une belle impose parfois de "croiser le fer" ....
à coups d'antennes !
-

- Apanteles en train
d'éclore !
-
-
- l'accouplement
!
-

-
- Au pays des Apanteles les choses
ne traînent pas .... et les illustrations ci-dessus en
témoignent !
- de gauche à droite: 1)-
une femelle sur le point d'émerger attire souvent plusieurs
"candidats", d'où de curieux têtes à
têtes dignes d'une mêlée de rugby 2)-
ils ne sont que deux ... mais c'est encore un de trop ... y
compris pour la photo ! 3 à 5)- pas facile d'avoir
un seul prétendant sous l'objectif, et de bien voir
l'émergence de la femelle ... la suite se passant
évidemment de commentaires !
-

- Suite de la séquence
ci-dessus !
- L'accouplement est
très bref, mais je ne saurais dire s'il se
répète ou non, car les bestioles sont
particulièrement remuantes.
-
-
- Nul besoin de
compas !
-

- Parfaitement ronds, et comme
découpés au rasoir !
- ...... tels se présentent
les minuscules opercules découpés par les Apanteles
lors de leur sortie des coconss
-
-

-
les
pages entomologiques d' andré
lequet :
http://www.insectes-net.fr